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Actu d'hier
" C’est à Mons que commence l’histoire du groupe, né de la rencontre improbable de ses quatre futurs membres : d’un côté, trois musiciens malgaches qui ont écumé les festivals de world music, de l’autre, un jeune musicien belge, d’origine italienne, principalement branché pop anglaise. Originaires de Madagascar, Maximin et Pata Njava, accompagnés de leur cousin Dada Ravalison, arrivent en Europe dans les années 90, suite à leur victoire lors d’un concours de world music. Leur groupe, Njava, signe et enchaîne alors des tournées mondiales. Le trio décide de se poser à Mons. C’est là qu’ils rachètent un petit studio où se croisent bon nombre de musiciens de la région. Marc Pinilla est de ceux-là. Étudiant à la Fucam, il mène alors plusieurs projets rock et pop. Le studio deviendra le point de ralliement des quatre musiciens, lieu privilégié où ils peuvent échanger des idées, des techniques, mais aussi des disques qu’ils se mettent à décortiquer ensemble. Max est plutôt le producteur de la bande, Dada et Marc les mélodistes, et Pata la source rythmique. Mais tous avouent volontiers qu’ils adorent intervertir les rôles, toucher aux arrangements et au mix, et qu’un morceau de guitare entamé par l’un finira éventuellement sous les doigts d’un autre. Enfermés durant des nuits entières dans cet antre de création, ils recherchent la plus grande simplicité qui nécessite, pour qu’on la ressente, un long travail, invisible. Finalement, c’est à quatre qu’ils approchent ce genre musical nouveau, qu’aucun d’entre eux n’avait encore abordé jusqu’alors : la chanson française. Et c’est un mélange des influences de chacun, de la musique malgache à la pop anglaise, en passant par la musique noire américaine et la saudade capverdienne, qui donnera peu à peu naissance au son unique et métissé de Suarez. Mêlant instruments acoustiques, mélodies semblant couler de source et subtiles harmonies vocales, les chansons de Suarez apparaissent résolument dans l’air du temps (la nouvelle scène francophone) mais conservent également un caractère intemporel. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter On attend, leur tout premier hit radio, Je mens, ou encore Aïe, aïe, aïe. Savourez également les détournements respectueux de grands classiques comme La vie en rose ou La non demande en mariage, aux mélodies entièrement réécrites. À l’image d’un Laurent Voulzy, les musiciens de Suarez ont peaufiné en toute décontraction chaque chanson de leur album, à la recherche de la mélodie idéale. Ils auront bien fait d’attendre !"
Voici quelques images du concert :
Pour aller plus loin :
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Suarez
Photos : L. Vivegnis - PG |