![]() |
Hirondelles de fenêtre à Mater Dei
A la fin des années 1970,
l'hirondelle de fenêtre était très abondante dans la capitale. Plus de 700
nids occupés ont été dénombré sur à peine 44 % du territoire régional.
Depuis le début des années 1990, des recensements
(annuels dès 1995) sont menés par Aves dans le cadre du Programme de
Surveillance de l'Etat de l'Environnement Bruxellois. Ils ont montré qu'en
1992 il ne restait plus que 200 à 250 couples pour l'ensemble des 19 communes
et à peine une quarantaine à la fin des années 1990.
Pour tenter d'enrayer
cette chute avant la disparition totale de l'hirondelle de fenêtre dans la
capitale, un programme de pose de nids artificiels a été initié dès 1995. A
l'initiative de la Commission Ornithologique de Watermael-Boitsfort, plusieurs
dizaines de nichoirs ont ainsi été installés dans le sud de la capitale.
Ceux-ci ont rencontré un succès croissant et ont joué un rôle important
dans la restauration de la population locale. Depuis 2005, un sursaut dans les
effectifs nichant dans des nids naturels se dessine également et les
effectifs ont retrouvé le même niveau qu'en 1994.
Par sa position géographique et en
raison de son architecture particulière (bâtiment élevé et toit en
surplomb), notre école est particulièrement propice à l'installation,
naturelle ou assistée, de colonies d'hirondelles. Une série d'opérations
se sont succédées depuis le milieu des années 90 pour aboutir à la
multiplication fort spectaculaire des nids occupés.
Nourissage ...
Nids naturels - nids artificiels ...
Vols ...
Histoire ... Nous avons compilé ici articles et photos sur cette colonie :
1995
Bruxelles vole au secours des hirondelles. L'oiseau risque de ne plus faire le printemps dans la capitale. La Région lance d'urgence une opération de sauvetage. Faute d'hirondelles, les Bruxellois devront-ils se contenter de moineaux ? La situation est en tout cas alarmante; l'oiseau est à la limite de l'extinction. Et la Région ne veut pas assister à sa disparition les bras croisés. Profitant de l'année européenne de la conservation de la nature, l'Institut bruxellois pour la gestion de l'environnement vient donc de lancer d'urgence, en collaboration avec l'association Aves, une opération de sauvetage. C'est une action de sensibilisation de la population, explique Machteld Gryseels, de l'IBGE. Afin que les gens qui ont encore des hirondelles de fenêtre chez eux en soient fiers et fassent tout pour les maintenir. L'hirondelle est un oiseau utile. Elle nous débarrasse des insectes dont elle se délecte. En 1992 déjà, le recensement effectué par le réseau d'information sur la faune et la flore en Région de Bruxelles-capitale montrait la chute vertigineuse de la population : pour la partie sud-est de la Région, il restait à peine 168 nids entiers, alors que dix ans plus tôt, on en dénombrait encore 750. Et depuis la régression s'est encore aggravée. Pour quelles raisons ? La chose est complexe, constate Carine Paques, de l'IBGE. En Afrique, dans les zones d'hivernage de l'hirondelle, il y a le phénomène de la désertification. Nous n'avons, bien sûr, aucune prise sur ce facteur. Mais par contre, chez nous, nous pouvons lutter contre deux causes importantes de disparition : la destruction des nids et la raréfaction de la boue qui sert de matériau de construction pour les nids. Depuis la mi-mars, l'IBGE a fait distribuer près de 6.000 exemplaires d'un dépliant informatif, rédigé par Aves. La campagne a été circonscrite aux communes où nichent les dernières colonies d'hirondelles de fenêtre : Auderghem, Forest, Ixelles (la Petite Suisse), Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Pierre. Les deux colonies d'hirondelles les plus importantes se trouvent à Watermael-Boitsfort, dans le quartier du Coin du Balai, et à Woluwe-Saint-Pierre, à l'institut Mater Dei, précise Carine Paques. Nous sommes en contact avec l'école, qui a d'ailleurs déjà pris des mesures de conservation. La brochure, également envoyée à toutes les associations de protection de la nature, explique comment reconnaître l'hirondelle de fenêtre, pourquoi elle disparaît et surtout comment faire pour enrayer sa disparition. L'hirondelle de fenêtre a l'habitude de construire son nid sous les corniches ou les balcons, poursuit Carine Paques. Pour éviter les inconvénients liés aux déjections sur les seuils des portes ou les appuis de fenêtre, il suffit d'installer une planchette sous le nid plutôt que de le détruire. La destruction est d'ailleurs interdite par la loi. Parmi les autres recommandations, le dépliant invite les habitants à installer un ou plusieurs bacs remplis de boue (à base d'argile) dans des endroits bien dégagés pour fournir aux hirondelles le matériau de construction qui leur fait défaut. Enfin, pour favoriser le retour des oiseaux sur leur lieu de nidification, l'IBGE préconise l'installation de nids artificiels sous les corniches, les balcons et autres encadrements de fenêtre. À Auderghem et Watermael-Boitsfort, l'administration communale, en collaboration avec les deux associations ornithologiques locales, met des nids à la disposition des habitants. Pour les autres quartiers, l'IBGE demande aux habitants de prendre contact avec Aves, qui fournit par ailleurs la brochure ou toute autre information utile sur la question. L'opération de sauvetage est lancée, conclut Carine Paques. C'est un premier pas. Un nouveau comptage va être effectué durant l'été. Mais l'impact des mesures ne se fera sans doute sentir qu'au fil des années. Martine Duprez, Le soir, 5 mai 1995
1999
2004
2007
Les hirondelles de fenêtre se font rares, depuis les années 1970, à Bruxelles. Pourtant, elles affectionnent particulièrement les balcons et corniches. Aves-Natagora vient de poser 30 nids à l'école Mater Dei, à Woluwe-Saint-Pierre. D'autres nichoirs ont été placés depuis 1995 à Watermael-Boitsfort. L'amélioration commence à se sentir : de 33 couples nicheurs en 2002, on est passé à 147 en 2006. Le soir, 25 mai 2007
En attendant les
hirondelles (avril
2007
2008
Cette après-midi a été organisée à l'initiative de Monsieur E. Kesteloot dont la présence a ravi tous les participants. Suite à la promenade guidée par Daniel Geerinck au sujet des arbres de voiries, c'est avec beaucoup d'intérêt que le groupe a écouté la présentation faite par Charles Carels et Mario Ninanne, principalement au sujet des Hirondelles de fenêtre. Ils ont présenté les caractéristiques des 3 espèces d'hirondelles de notre pays, sans oublier le 4ème mousquetaire : le Martinet noir. Ils nous ont ensuite informés des mesures de protection prises par le GT Hirondelles pour maintenir, voire développer, les colonies d'Hirondelles de fenêtre à Bruxelles et en périphérie. Malheureusement le temps n'était pas de la partie et nous n'avons pas pu observer les hirondelles de la colonie de Mater Dei. Merci à son Directeur, Monsieur Deneve, pour son accueil et son hospitalité. Le Groupe de Travail Hirondelles (GTH) a commencé, depuis l'an passé, à tisser un réseau de " correspondants " à l'échelle de la Belgique francophone. Ce réseau est très cosmopolite : ornithologues aguerris, débutants enthousiastes et même simples sympathisants des hirondelles s'y retrouvent. L'accent est pour le moment surtout mis sur l'Hirondelle de fenêtre. Les objectifs de ce réseau sont multiples : établir des comptages récurrents de colonies d'Hirondelle de fenêtre, protéger directement les colonies et mieux propager la "bonne parole" auprès des particuliers et des pouvoirs publics concernés par la présence de colonies Commission Ornithologique de Watermael-Boitsfort
2010
L'hirondelle de fenêtre A la fin des années '70, l'hirondelle de fenêtre était bien présente dans notre Région. Elle a connu un tel déclin qu'à la fin des années '90, le nombre de nids ne s'élevait plus qu'à une quarantaine sur l'ensemble du territoire. En 1995, pour empêcher la disparition de ces volatiles, la Commission Ornithologique de Watermael-Boitsfort a installé plusieurs dizaines de nichoirs artificiels dans la commune. Ceux-ci ont largement contribué à restaurer la population locale d'hirondelles de fenêtres. De plus, depuis 2005, les effectifs nichant dans des nids naturels sont au même nombre qu'en 1994. En 2007, fortes de ce succès, des associations ont organisé la pose de 30 nichoirs à l'école Mater Dei (Woluwe Saint-Pierre). Cependant, l'hirondelle de fenêtre reste très vulnérable à Bruxelles. Rappelons qu'il est interdit de détruire et même de déplacer un nid d'hirondelles. Bruxelles environnement, Dossier de presse Bruxelles ville verte, mai 2010
2011
Retour des hirondelles Ce début mai, les hirondelles sont de retour au lycée. Elles s'activent (beaucoup) particulièrement sur le pignon droit de l'école (en face des garages vélos-motos). On peut très bien les voir simplement en prenant l'escalier qui mène aux classes du troisième étage.
>> Commission
Ornithologique de Watermael-Boitsfort
Photos
: Pierre Denève - GTH Watermael - AVES - Anne Weiserbs- JG
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||